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Entrevue avec Sylvain Burguet suite à son incroyable défi


Fin septembre 2014, Sylvain Burguet Directeur d'Esprit de Corps Québec et coach en leadership et mobilisation d'équipe s'est lancé l'incroyable Défi de relier Gaspé à Montréal à la course en seulement 10 jours.

Un périple qui a pris fin à Québec après 6 jours de course et 533km de défis. Sylvain nous raconte son défi et les raisons de son arret à Québec :

Pourquoi avoir décidé d’une 2eme édition ?

Sylvain : lors de la première édition nous avions vécu une expérience d’équipe très forte. Avec tout ce que j’ai pu apprendre en tant que coach au cours de cette première édition du défi je me suis dit qu’en changeant les paramètres de la préparation et en équipe, en m’entourant encore mieux, je pense que l’on est capable de réaliser des choses encore plus grandes.
J’ai donc bâti ce défi ce deuxième défi qui était encore plus impressionnant que l’année passée, de 246 km à 1000 km. Mais en ayant comme objectif de suivre une préparation beaucoup plus solide et rigoureuse.

Quels ont été les moments les plus durs pendant ton défi ?

Les moments les plus durs ont été là dès les premières journées. On savait qu’il y aurait du relief, mais dans les faits, quand on le vit et qu’on passe à travers ce n’est pas facile. Surtout que les deux premières journées étaient des journées à 100 km qui ont surement laissé des traces. Graduellement, avec l’état de fatigue avancé jour après jour et le manque de sommeil et de récupération, j’ai frappé régulièrement des murs de par la fatigue, le manque d’énergie et la gestion de l’alimentation et de l’hydratation. Il fallait s’adapter constamment entre l’état du corps, le relief, la température et le ressenti. Cela m’est arrivé à plusieurs reprises.

Le jour 5, la douleur musculaire a commencé à se faire ressentir et mon seuil de tolérance à la douleur a commencé à atteindre ses limites. Les soins étaient censés limiter les inflammations, notamment le dernier bain de glace, très pénible…

En quoi le Défi Sylvain Burguet diffère des autres ultra-marathons ?

Les gens me demandent souvent, pourquoi tu regardais par terre, pourquoi tu ne courais jamais seul ?
Oui, j’ai couru cette distance, mais en tout temps il y avait un coéquipier avec moi afin de m’aider à sortir des murs que je pouvais être en train de frapper. Juste le fait d’être là et d’essayer de m’isoler dans la foulée et les pas de mon coéquipier me permettait de passer cette difficulté et d’arriver au bout du relai.
Ce qui diffère d’un ultra-marathon c’est la notion d’équipe, qui a tous mis en œuvre pour la réussite du défi et sans elle je n’aurais pas pu aller si loin.

Comment as-tu pris la décision d’arrêter ton défi à mi-parcours ?

Parce qu’il s’agit d’un défi d’équipe et que la fatigue s’installe, je ne pouvais pas seul « tirer la plug » et débrancher tout cela. Nous avons fait un caucus, on s’est tous réuni dans le VR et chaque personne a pris la parole et a donné son point de vue quant à la situation, à l’état de santé et à la logistique. Comme chacun avait son domaine d’expertise, chaque personne a pu donner son point de vue orienté vers son domaine d’expertise et à partir de cela, il y avait un trait commun qui disait que par la nature de mes blessures et la nature même du défi il serait plus sage d’arrêter là.

Quelle attitude as-tu souhaité avoir suite à cette expérience ?

Dans les faits, on peut te dire que la distance des 1000 km, la distance qui me faisait rêver, je ne l’ai pas atteinte. C’est sur que si l’on s’arrête à cela, c’est très difficile, je pourrais y repenser trois-mille fois, me taper sur la tête et me demander « Pourquoi j’ai arrêté, ce n’était pas si terrible, j’aurais pu continuer… ». Dans les faits, je trouve que cela a été une réussite à partir du moment même où je me suis présenté sur la ligne de départ avec ma toute ma gang.
Tout le travail de préparation, physique et psychologique, le travail avec tous les commanditaires, avec toutes les sessions de dépassement collectif, à travers tout le mouvement autour de ce Défi, la transmission de notre message font de ce Défi une grande réussite.

On dit souvent que le défi c’est la conséquence de toute la préparation et de tous les efforts que tu peux mettre en place. Et je pense que ce Défi est un très bon exemple de ce message.

Ultimement, que l’on y arrive ou pas, on ne peut qu’être satisfait, car nous avions mis en place tout le nécessaire pour arriver à nos fins.

Qu’est ce que cette expérience t’a enseigné ?

Cette expérience m’a appris que quand tu crois en un rêve, quand tu as des ambitions, tu peux avoir des personnes qui peuvent avoir des critiques faciles. Mais quand tu crois en ce rêve, que tu mets tout en place pour y arriver et que tu restes concentré sur ton objectif et que tu es au départ, tu peux te dire que ton objectif est pleinement réussi et atteint.
C’est cet investissement personnel et le fait de ne jamais rien lâcher, quand tu as quelque chose qui te fait briller les yeux, rien n’est impossible.

Comment penses-tu utiliser ces enseignements ?

En tant que Coach, il y a souvent des interventions que tu peux faire auprès de certains participants qui vont te dire « tu ne sais pas ce que c’est d’avoir mal, tu ne sais pas ce que je vis » reprendre une activité ou avoir de la difficulté par rapport au défi ou autres. Je l’ai vécu et cela m’aide dans mon rôle de coach pour comprendre les difficultés que certaines personnes peuvent avoir et cela me permet aussi de légitimer ma position qui vont pouvoir s’ouvrir plus facilement et peut être plus s’identifier à ce que j’ai pu faire même si cela parait énorme en distance et en volume.

Cela m’a permis de faire connaitre aux gens ce qu’est l’esprit de corps et le travail d’équipe dans une région du Québec ou l’on commence à être plus présent notamment avec l’ouverture du bureau de Québec depuis quelques mois.
Tout ce que nous avons vécu en équipe, toutes les difficultés traversées et la vision du défi sont transposables en milieu corporatif.
De ce constat, je vais mettre en place une conférence pour justement expliquer mon expérience de releveur de défi : qui est Sylvain Burguet, d’où il est parti et d’où est venu l’idée de réaliser des grandes choses et comment faire face aux défis et se préparer en équipe et à les réaliser.

Si tu avais une image/un moment à retenir de cette expérience?

Il y en aurait peut-être deux : sur la route, je vais bien, je relève la tête, lâche du regard les pieds de la personne juste devant moi, et j’admire les paysages de la Gaspésie. C’était vraiment fabuleux : les cotes, les chics Chocs et le bord du Saint-Laurent…

Pour la deuxième image, je dirais que c’est lors des deux courses communautaires à Québec comme à Montréal, de voir l’engouement et le nombre de personnes que nous avions pu toucher grâce à ce Défi. Cela a été une belle récompense. De voir autant de monde, appliqué et venu courir pour célébrer ce défi, cela a été la plus belle des récompenses.

Quels sont tes projets futurs ? 

C’est sur que de par la nature de mon emploi, en temps qu’entrepreneur, de releveur de défi et coach je ne peux pas rester sans idées et sans projets très longtemps. Il y a quelque chose qui se trame basé sur ce que nous avons pu créer cette année comme première pierre à l’édifice, continue de grandir et faire en sorte de proposer aux personnes qui ont eu de l’intérêt cette année et à ceux qui auront de l’intérêt de participer à un défi inspirant…
C’est à l’état de projet et je saurais vous en dire plus dans les prochains mois.


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